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Exégèse de la sourate Al-Fâtihah [chaikh As-Sa'dî Rahimahou_Allah]


Exégèse de la sourate Al-Fâtihah 
Par chaikh Addurrahmân ibn Nâsir As-Sa'dî 

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Au nom de… 
C'est-à-dire je commence par tout nom qu'Allah possède car le terme « ism » (nom) est au singulier et il est annexé ; il comprend donc tous les plus beaux noms. 

Allah 
C'est celui qui est adoré, le seul qui le mérite, au vu de Ses qualités qui sont celles de la divinité à adorer et celles de la perfection. 

Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux 
Ces deux noms indiquent qu'Allah possède une immense miséricorde qui embrasse absolument tout. Il a décidé qu'elle reviendrait à ceux qui prendraient garde à Lui et qui suivraient Ses prophètes et Ses envoyés, ils obtiennent la miséricorde absolue alors que les autres n'en ont qu'une partie. 
Par ailleurs, il faut savoir que croire en Allah et en Ses qualités avec ce qu'elles impliquent fait partie des bases sur lesquelles les Anciens (salaf) de cette communauté et ses grands guides sont unanimes. Par exemple, ils ont pour dogme qu'Allah est rahmân (Tout Miséricordieux) et rahîm (Très Miséricordieux) ; qu'Il possède la miséricorde qu'Il s'est attribuée et dont celui qui en bénéficie est l'objet. Tous les bienfaits sont donc une des traces de Sa miséricorde. Cet exemple est valable pour tous les noms divins ; on dira ainsi du nom 'alîm qu'Allah est savantissime, qu'Il possède l'omniscience qui Lui permet donc d'avoir connaissance de tout. Allah est également qadîr ; Il a le pouvoir de tout faire… 

La louange revient à Allah 
Il s'agit de l'éloge faite à Allah en citant Ses qualités parfaites et Ses actes qui ne sont que grâce ou justice. C'est donc à Lui que reviennent entièrement les louanges, quelles qu'en soient les formes. 

Seigneur des mondes 
Le terme « rabb » (seigneur) désigne celui qui prend soin des différents mondes, c'est-à-dire tout ce qui est autre qu'Allah, du fait qu'Il les a créés, mis des moyens à leur disposition et leur a accordé d'énormes bienfaits sans lesquels ils n'auraient pu rester en vie. Ils n'ont, en fait, rien qui ne vienne de Lui. 
Le soin que porte Allah à ses créatures est de deux sortes : 
Un soin d'ordre général : c'est le fait de les créer, de subvenir à leurs besoins, de leur indiquer où se trouvent leurs intérêts, ceci leur permettant de perdurer. 

Un autre plus particulier : c'est le soin qu'Allah porte à Ses alliés. Il parfait leur foi, leur en facilite le chemin et leur évite bien des obstacles. Cette attention divine est en fait une aide à réaliser toute forme de Bien et une immunité contre tout mal. C'est sûrement la subtile raison pour laquelle on emploie le terme rabb (Seigneur) dans la plupart des invocations, leurs vœux sont en effet tous inclus dans le sens particulier de la rubûbiyya (les propriétés du seigneur). 
Lorsque Allah dit : rabb al-'âlamîn » (Seigneur des mondes) cela prouve qu'Il est le seul à créer, à diriger et à prodiguer les bienfaits. Cela montre également qu'Il n'a besoin de rien ni personne et que tout à besoin de Lui, quel que soit le point de vue. 

maître du jour de la rétribution 
Al-mâlik est celui à qui la royauté (ou la possession) est attribuée. Il en découle, notamment, le fait qu'Allah ordonne, interdise, récompense, punisse et agisse librement envers Ses esclaves. 
L'objet de la royauté (ou de la possession) est le jour de la rétribution, c'est-à-dire le jour de la résurrection lors duquel les gens seront traités en fonction de leurs actes, bons ou mauvais, car il leur apparaîtra clairement ce jour-là que le pouvoir d'Allah est total ainsi que Sa justice et Sa sagesse. Il sera également clair que le pouvoir des créatures aura pris fin, si bien que les rois et leurs sujets, les esclaves et les hommes libres seront sur un même pied d'égalité. Tous seront dociles face à Sa grandeur, inclinés devant Sa puissance, dans l'attente de Sa rétribution, ils nourriront l'espoir de Sa récompense et redouteront Son châtiment. Pour toutes ces raisons, Il a cité cette journée en particulier, en effet, les autres jours lui appartiennent également 

c'est Toi que nous adorons et c'est de Toi que nous implorons l'aide 
C'est-à-dire : Tu es, exclusivement, celui que nous adorons et dont nous implorons l'aide. En effet, lorsque le mot régit précède le régent on parle alors d'exclusivité, c'est l'affirmation du statut en faveur du mot cité et uniquement en la faveur de ce dernier. Cela revient à dire : « nous T'adorons, Toi et personne d'autre que Toi et nous implorons Ton aide et aucune autre que la Tienne ». 
L'adoration est citée avant l'imploration ; le général est mentionné avant le particulier. Cela est également cité dans un ordre qui fait passer le droit d'Allah avant celui de son adorateur. 
Le terme « adoration » regroupe tout ce qu'Allah aime et agrée comme paroles et actes, qu'ils soient apparents ou non. Quant à la demande d'aide (isti'âna) c'est le fait de compter sur Allah lorsqu'il s'agit de s'attirer le bénéfique et de repousser le nuisible, et d'avoir pour cela une totale confiance en Lui. 
Accomplir l'adoration d'Allah et demander Son aide sont le moyen d'accéder au bonheur éternel et d'être à l'abri de tout mal. On ne peut espérer être sauf sans accomplir les deux. 
Par ailleurs, l'adoration n'est véritable que lorsqu'on la tient de l'envoyé d'Allah et que la Face de Dieu en est le but. Par ces deux éléments, c'est une adoration. 
Allah a mentionné la demande d'aide après l'adoration bien que cette dernière inclue l'autre parce que l'esclave a besoin de solliciter l'aide d'Allah pour toutes ses adorations. En effet, s'Il ne l'aide pas il ne peut parvenir à son but, qu'il s'agisse d'obéir à un ordre ou à une interdiction. 
Allah dit ensuite : 

indiques-nous le droit chemin 
C'est-à-dire : indique-nous le droit chemin, facilite-le nous, guide-nous vers lui. C'est le chemin clair qui mène vers Allah et le paradis, c'est le fait de connaître la vérité et de la traduire en actes. Guide-nous donc vers ce chemin et guide nous lorsque nous nous y trouvons. Guider vers le chemin signifie délaisser toutes les religions au profit de l'islam. Etre guidé sur le chemin comprend les détails de la religion en terme de savoir et de pratique. 
Cette invocation est donc des plus globales et des plus bénéfiques pour l'adorateur, c'est d'ailleurs pour cela que l'être humain se doit de l'adresser à Allah lors de chaque unité de prière (rak'a) car il en a plus que besoin. 

le chemin de ceux que tu as comblé de tes bienfaits, non pas celui de ceux qui ont encouru Ta colère ni celui des égarés 
Ce droit chemin est par ailleurs celui « de ceux que tu as comblé de tes bienfaits » ; les prophètes, les véridiques, les martyrs et les pieux. Et non pas le chemin de « ceux qui ont encouru ta colère » ; ceux qui savent la vérité mais la délaissent, tels que les juifs ou leurs semblables. Ni celui des « égarés » qui sont loin de la vérité suite à leur ignorance et leur égarement, comme les chrétiens et ceux qui leur ressemblent. 


Conclusion 
Ainsi donc, cette sourate, bien que concise, comprend plus d'éléments que n'importe quelle autre. Elle inclue les trois sortes d'unicité (tawhîd) : 
L'unicité d'Allah en tant que seigneur est déduite de l'expression « Seigneur des mondes ». 
Son unicité en tant que divinité adorée. C'est le fait de Lui vouer un culte exclusif. Cela est déduit du terme « Allah » et de l'expression coranique « C'est Toi seul que nous adorons ». 
L'unicité d'Allah par Ses noms et attributs. C'est-à-dire attribuer à Allah ce qu'Il s'est lui-même attribué et ce que Son messager Lui a attribué, sans nier ces noms et attributs, ni considérer qu'Allah est comparable ou semblable à qui que ce soit. Le terme « la louange… » (al-hamd) prouve cela, comme nous l'avons précédemment vu. 

Al-Fâtiha inclue également l'affirmation de la prophétie quand Allah dit : « Maître du jour de la rétribution ». Cela signifie par ailleurs que la rétribution sera juste car le terme al-dîn signifie « la juste rétribution ». 
On y trouve également l'affirmation du destin et du fait que l'être humain est bien le propre acteur de ses actes. Cela va à l'encontre des qadarites (négateurs du destin) et des jabrites (négateurs du libre-arbitre). 
Cette sourate inclue même la réponse à tout innovateur et à toute personne égarée, cela à travers l'expression « Guides-nous vers le droit chemin » car ce dernier se définit par le fait de connaître le vrai et de le traduire par des actes. Or tout innovateur et tout égaré se comportent différemment. 
Enfin al-Fâtiha inclue le fait de vouer la religion exclusivement à Allah en terme d'adoration et d'aide sollicitée, et ce à travers l'expression « C'est Toi que nous adorons et c'est de Toi que nous implorons le secours ». Les louanges reviennent donc à Allah, seigneur des mondes. 


Traduction de l'exégèse de la sourate Al-Fâtihah tirée de l'ouvrage de Cheikh Abdurrahmân ibn Nâsir As-Sa'dî intitulé : Taysîr Al-Karîm Ar-Rahmân fî Tafsîr kalâm Al-Mannân

copié de sunnaa.com

les trésors du coran - abdelmalik abou adam el firansi










Exégèse de la sourate Al Fatiha par Ibn Al Qayyim Al-Jawziyya رحمه الله تعالى


Exégèse de la sourate Al Fatiha par Ibn Al Qayyim Al-Jawziyya
A partir du livre «Le livre de la prière et le sort de celui qui l'abandonne.»
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 «Lorsque le fidèle dit, après la prononciation de la Takbirat AI-Ihrâm et l'invocation de l'ouverture:
أعوذ بالله من الشيطان الرجيم
«Je me mets sous la protection d'Allah contre Satan le lapidé !»
il se sera réfugié dans une citadelle fortifiée et se sera placé sous la protection de la puissance et de la force d'Allah contre son ennemi qui veut le séparer de son Seigneur et l'éloigner de Sa proximité pour qu'il soit privé de Sa miséricorde.

 Ensuite, en récitant la Basmala
بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ
«Au Nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux»"

 puis en disant:
الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ
«Louange au Seigneur des univers»
il s'imprègne d'une certaine dignité, en attendant la réponse de son Seigneur à travers Sa parole: «Mon serviteur M'a fait loué.»

 Lorsqu'il dit:
الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ
«Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux»
il attend la réponse de son Seigneur a travers Sa parole: «Mon serviteur a fait Mon éloge.»

 Lorsqu'il dit :
مَالِكِ يَوْمِ الدِّينِ
«Le Souverain du Jour du Jugement dernier»
il attend Sa réponse: «Mon serviteur M'a exalté.»
Quelle jouissance pour son cœur et quel plaisir pour ses yeux et son ale! Son Seigneur l'appellera Mon serviteur trois fois. Par Allah, si les cœurs n'étaient pas voilés par le voile des passions et les nuages des penchants charnels, ils voleraient de joie et d'allégresse a l'écoute de ces paroles de leur Seigneur, Créateur et Adoré :
«Mon serviteur M'a loué, Mon serviteur a fait Mon éloge, Mon serviteur M'a exalté.»
Le cœur du serviteur aura ainsi l'occasion de ressentir la spiritualité qui dessoule de ces trois noms sublimes qui sont les principes des noms sublimes d'Allah, a savoir Allah, le Seigneur, le Tout Miséricordieux. Aussi, en évoquant ces trois noms d'Allah, son coeur aura vu le Seigneur, Adore, Existant, Miséricordieux, dont personne, en dehors de Lui, ne mérite l'adoration et celle-ci ne convient a personne d'autre que Lui. Les visages se montrent humbles devant Lui, les créatures se soumettent à Lui et les voix manifestent une crainte vis-a-vis de Lui.
Les sept cieux, la terre et tout ce qu'ils renferment célèbrent le Nom du Seigneur, et il n'est rien dans la Création qui ne proclame Sa gloire ! (S 17, V44)
C'est à Lui qu'appartiennent tous ceux qui sont dans les deux et sur la terre, et c'est à Lui qu'ils sont tous soumis. (S30, V26)
C'est ainsi qu'Il a crée les cieux et la terre et ce qu'il y a entre eux, les djinns, les humains, les oiseaux et les bêtes, le paradis et l'enfer. Il a envoyé les Messagers et fait descendre les Livres ; Il a légifère des Lois et impose à Ses serviteurs des ordres et des interdits. II ressort de Son nom «Le Seigneur des univers» qu'Il est Infaillible et suffit a tout le monde ; en revanche, Il dispose de toute chose et de toute âme dans le bien comme dans le mal ; Il S'est établi sur Son Trône et se distingue par la disposition exclusive de Son royaume. En effet, la disposition des choses est de Son seul ressort et le sort de toute chose Lui est exclusif. Il possède la capacité de donner et de priver, d'élever ou d'abaisser, de faire vivre ou mourir, d'accepter le repentir ou d'éloigner, de contracter ou de déployer, de dissiper les afflictions, de venir en aide aux affligés et de répondre a ceux qui sont dans la détresse.
Les habitants des cieux et de la terre Lui adressent leurs suppliques ; chaque jour, Il vaque à une occupation différente. (S55, V29)
Personne ne peut empêcher ce qu'Il donne ni donner ce qu'Il empêche ; personne ne peut faire obstacle à Ses décrets ni infirmer Ses ordres ni changer Ses paroles ; l'Esprit et les anges montent vers Lui ; les œuvres des hommes Lui sont exposées au début et a la fin du jour; II détermine les destins et fixe les rendez-vous puis II fait coïncider chaque destin avec son rendez-vous, en disposant de tout cela, en le préservant et en le gérant avec précision.
 Ensuite, le fidèle, en prononçant le nom du ar'rarhman «Tout Miséricordieux» témoigne qu'il a un Seigneur Bienfaisant envers Ses serviteurs à travers diverses formes de bienfaisance, déversant sur eux Ses bienfaits, embrassant toute chose de Sa miséricorde et de Sa science. Sa miséricorde contient toute chose et Ses bienfaits suffisent à tout être vivant. Sa miséricorde parvient là ou parvient Sa science ; Il S'est établi sur Son Trône par Sa miséricorde, a crée Ses créatures par Sa miséricorde, a révélé Ses Livres par Sa miséricorde, a envoyé Ses messagers par Sa miséricorde, a légiféré Ses Lois par Sa miséricorde, a crée Son paradis par Sa miséricorde et Son enfer aussi par Sa miséricorde. Celui-ci est Son fouet avec lequel Il entraîne Ses serviteurs croyants vers le paradis et avec lequel Il purifie les monothéistes pécheurs des scories de leurs péchés et sa prison dans laquelle Il emprisonne Ses ennemis parmi Ses créatures. Médite donc ce qu'il y a comme miséricorde abondante et bienfaits considérables dans Ses ordres et Ses interdits, Ses préceptes et Ses exhortations. La miséricorde est le lien qui Le relie à Ses serviteurs de même que la servitude qui les relie à Lui. De Lui à eux il y a la miséricorde et d'eux à Lui il y a la servitude. Parmi les signes les plus éloquents de ce Nom «Le Tout Misericordieux» , il y a la vision du fidèle de sa part de la miséricorde de son Seigneur qui l' a appelé devant Lui et l'a rendu digne de Son adoration et de Son imploration, qui lui a prodigué des dons et en a privé d'autres, qui S'est tourné vers son cœur et S'est détourné du cœur d'autrui. Tout cela, fait partie de Sa miséricorde.
 Lorsque le fidèle dit: «Le Souverain du Jour du Jugement dernier», il témoigne ainsi de la gloire qui ne sied qu'au Vrai et Véridique Souverain. Il témoigne de l'existence d'un Souverain Tout Puissant à qui s'est soumise la création et devant Lequel se baissent tous les regards, s'humilient tous les tyrans et se soumettent tous les puissants. II voit avec son cœur un Souverain établi sur le Trône du ciel, dominant toute chose, les visages prosternés et soumis devant Sa puissance. Si tu ne dépouilles pas la réalité de l'attribut de la souveraineté, II te montre les réalités des noms et des attributs dont le dépouillement signifie le dépouillement de Sa souveraineté et sa négation. Certes, le Souverain véritable et parfait ne peut être que Vivant, se suffisant à Lui-même, Audient, Voyant, Disposant de toute chose, Omnipotent, Parlant, Ordonnant et Interdisant, Établi sur le Trône de Son royaume, envoyant aux confins de Son royaume Ses ordres ; Il agrée celui qui mérite l'agrément, le récompense, l'honore et le rapproche de Lui et se courrouce contre celui qui mérite le courroux, le châtie, l'avilit et l'éloigne de Lui. Il châtie qui Il veut et accorde Sa miséricorde à qui Il veut ; II donne à qui Il veut et prive qui Il veut ; Il rapproche qui Il veut et éloigne qui II veut. Il possède une demeure du châtiment, en l'occurrence l'enfer et une demeure de grande béatitude, en l'occurrence le paradis. Celui qui nie et rejette une partie de cela aura récusé la réalité de son royaume et nié Sa perfection et Sa plénitude, de même que celui qui rejette la totalité de Ses décrets et de Sa prédestination aura rejeté la totalité de Son pouvoir et de Sa perfection. Aussi, le fidèle témoigne de la gloire du Seigneur à travers sa parole: «Le Souverain du Jour du Jugement dernier.»

 Lorsqu'il dit :
إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ
«C'est Toi que nous adorons et c'est de Toi dont nous sollicitons le secours.»
il aura touché au secret de la création et de l'ordre, de ce bas monde et de l'au-delà. Cette formule englobe le plus auguste et le plus majestueux des buts et le meilleur des moyens. Le plus, auguste et le plus majestueux des buts est la servitude vis-à-vis de Lui alors que le meilleur des moyens est Son secours. Nul adoré ne mérite l'adoration en dehors de Lui et personne ne mérite d'être sollicité pour un secours a part Lui. Son adoration est le plus sublime des buts et Son secours le plus majestueux des moyens. Allah a révélé cent quatre Livres dont Il a réuni les enseignements dans quatre d' entre eux : Les Psaumes, la Torah, l'Évangile et le Coran ; Il a réuni leurs enseignements dans le Coran ; Il a réuni les enseignements du Coran dans le détail puis dans la sourate AI-Fatiha (le Prologue du Coran) puis dans ce verset : «C'est Toi que nous adorons et c'est de Toi dont nous sollicitons le secours.» Ces mots contiennent les deux formes de l'unicité, l'unicité de la seigneurie et l'unicité de la divinité ; ils impliquent l'adoration au nom du Seigneur et au nom d'Allah. Allah est adoré avec Sa divinité et Son secours est sollicité avec Sa seigneurie, de mémé qu'Il guide dans la Voie droite avec Sa miséricorde. Aussi, le début de la sourate AI-Fatiha contient la mention de Son nom Allah, le Seigneur, le Tout Miséricordieux, par concordance avec le demandeur de Son adoration, de Son secours et de Sa guidance. Lui seul est en mesure de donner tout cela, puisque personne ne peut assister quelqu'un dans Son adoration ni le guider.

 Ensuite, le fidèle témoigne a travers la récitation de ce verset :
اهدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ
«Guide-nous dans la Voie droite.»
de son intense besoin de la guidance et de la nécessité de cette demande pour lui, une nécessite dont il a tellement besoin plus que toute autre chose. Or, cette demande qui est exprimée a travers cette invocation, ne peut être obtenue que par la guidance vers la Voie qui mène vers Lui et par la guidance en Lui, c'est-a-dire une guidance particulière et la création du pouvoir de l'acte et de la volonté de son accomplissement ainsi que I' assistance divine en ce sens, de la façon qui satisfasse et plaise au Seigneur de même que la préservation de cet acte de tout ce qui l'entache au moment de son accomplissement et après. Et dans la mesure ou le serviteur reste dans le besoin de cette guidance dans tout ce qui lui arrive alors qu'il n'était pas encore guidé, il reste dans le besoin d'un repentir par rapport à ces actes. Il a besoin d'être guidé dans ses actes passés et à venir; il en est de même des choses vers lesquelles il a été guidé pour y croire d'une façon véridique et pour y œuvrer d'une façon convenable et dont il a besoin de fermeté pour poursuivre dans cette voie. Il en est ainsi des autres formes de guidance qu'Allah ordonne à l'homme de Lui demander dans les meilleures de ses circonstances, et a plusieurs reprises, le jour et la nuit.

 Ensuite, il montre que ceux qui sont dans la Voie de la guidance sont ceux qui sont concernés exclusivement par la faveur d'Allah en dehors
صِرَاطَ الَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلاَ الضَّالِّينَ
"Le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés ."

«de ceux qui ont mérité la colère (d'Allah)», c'est-à-dire ceux qui ont connu la Vérité et ont refusé de la suivre et en dehors «des égarés », c'est-à-dire ceux qui adorent Allah sans science. Les deux groupes sont associés dans leurs propos pour Son pouvoir de création, Ses ordres, Ses noms et Ses attributs sans avoir de science à ce sujet. Aussi, la voie de ceux qui ont reçu les faveurs d'Allah est fondamentalement différente de celle des égarés, du point de vue de la science et des actes. Cela étant, une fois que le fidèle aura terminé de faire les éloges d'Allah, d'invoquer et de témoigner du pur monothéisme, il lui est permis d'apposer sur tout cela un sceau de garantie qui sera pareil à un cachet pour lui et à travers lequel il se trouve en symbiose complète avec les anges du ciel. Cette garantie fait partie de la beauté de la prière, tout comme l'élévation des mains au cours de la prière qui fait partie de sa beauté, la conformité à la sunna, la vénération de l'ordre d'Allah ...
 Ensuite, le fidèle s'adonne à des confidences avec son Seigneur à travers Ses paroles, à travers l'écoute de la récitation de l'imam, dans le recueillement et la présence du cœur. La meilleure des invocations de la prière est celle où on est debout, droit, prêt à entrer dans la prière ; il en est de même de la position dans la prière, parce que c'est une position qui se distingue par la louange, les éloges, l'exaltation d'Allah et la récitation des paroles du Seigneur.

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